Un demi siècle après le lancement de la mission Apollo 8, marquant le premier survol d’un autre astre que la terre, la conquête spatiale se porte plutôt bien cette année, entre missions spatiales et lancements, toujours plus haut, toujours plus loin semble être le maître mot de cette discipline.

L’année 2018 promet d’être particulièrement riche en nouvelles missions d’exploration du système solaire ; Solar Orbiter de l’Agence spatiale européenne et Parker Solar Probe de la NASA devraient lancer des observatoires solaires à une distance particulièrement faible de l’astre.

De nouvelles images de la planète Mars devraient également nous parvenir cette année, la Nasa prévoit de lancer la sonde spatiale Insight vers la planète rouge, celle-ci est programmée pour se poser sur Mars en novembre et utiliser ses instruments pour analyser la structure interne de la planète.

En 2018, deux atterrissages sont prévus sur des astéroïdes:  la sonde Hayabusa 2 de la JAXA, lancée en 2014, va rencontrer l’astéroïde Ryugu au mois de juin. Ensuite, en août, la mission OSIRIS-REx de la NASA va rencontrer un autres astéroïde proche de la Terre nommé Bennu.Ces deux missions visent à récupérer et ramener des échantillons sur Terre (en 2020 pour Hayabusa et en 2023 pour OSIRIS-Rex).

Cependant, l’événement le plus significatif de cette année 2018 resta sans conteste l’implication de l’Asie dans la conquête spatiale, notamment la Chine

La Chine se lance dans l’exploration des mystères de notre Univers

 

Au début de sa conquête spatiale, la Chine avait un demi siècle de retard en comparaison aux États-Unis et à la Russie. La situation est bien différente aujourd’hui, l’écart se réduit, il est quasiment sur le point d’être comblé.

Et bien que certaines technologies spatiales chinoises n’aient pas encore atteint le niveau de développement occidental, le pays se hisse désormais au rand des trois premières puissances spatiales. La China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) a dévoilé toute une série d’objectifs en termes de technologies, de sciences et d’applications spatiales, pour une période allant de 2017 à 2045. L’objectif est de renforcer sa capacité d’accès à l’espace, notamment en se dotant d’une infrastructure et d’une économie spatiales, grâce à l’exploitation minière des astéroïdes.

Outre le  projet de centrale solaire installée dans l’espace,  la Chine a prévu de lancer deux engins vers la Lune : le relais de télécommunications Chang’e 4 LRS en juin et en décembre le Rover du même nom qui doit être déposé sur la face cachée de la Lune, ce qui constituerait une réelle percée dans l’exploration lunaire et un pas important pour le pays ainsi que la communauté scientifique mondiale.

La Chine n’est cependant pas le seul pays d’Asie à investir dans l’espace, l ‘Inde et le Japon envisagent de lancer une mission commune en direction de la Lune afin de concurrencer la Chine. Le projet spatial indo-japonais pourrait être annoncé d’ici à mars 2019.

 

Le secteur privé vers la conquête de l’espace

Outre les programmes spatiaux gouvernementaux, de plus en plus de sociétés privées s’investissent dans la conquête spatiale; il y a quelques heures à peine, la société américaine dirigée par Elon Musk a réussi le 50e tir de sa fusée Falcon 9 pour mettre en orbite un satellite de télécommunications, Mais cette fusée n’est qu’une étape dans ce qu’Elon Musk voit comme sa grande œuvre : la colonisation de la planète Mars, l’inventeur sud-africain envisage désormais de charger ses vaisseaux avec des humains, l’idée serait d’envoyer les vaisseaux dans l’espace directement depuis un pas de tir.

Organiser des voyages touristiques dans l’espace est le rêve ultime de l’industrie aéronautique depuis des décennies, et si 2018 était l’année qui verrait ce rêve se réaliser ? Depuis 2010, l’excentrique PDG de Virgin, le Britannique Richard Branson, engloutit des fonds impressionnants dans Virgin Galactic, sa filiale dédiée aux vols spatiaux touristiques. 700 clients potentiels sont déjà intéressés par l’aventure, ils devraient débourser environ 210 000 euros pour s’offrir un vol suborbital.

Le tourisme spatial n’est plus le fantasme de quelques excentriques, de plus en plus de société s’intéresse à ce secteur; avec Blue Origin, Jeff Bezos, le patron d’Amazon a également le projet d’envoyer des touristes dans une capsule propulsée depuis un pas de tir.

Nous arrivons bientôt à une ère où les avancées et découvertes scientifiques connaissent une accélération fulgurante, avec la révolution de l’intelligence artificielle, il y a fort à parier que la science dépassera prochainement la science fiction et les récits d’anticipation.

 

Par la rédaction

 

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